La Mégère Apprivoisée ou La Beauté du Cactus :

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Ou encore l’excuse en or pour rouvrir ce blog et le faire sortir de sa loooooongue hibernation! Oui, parce qu’il y a deux semaines, je suis allée au cinoche. Alors, je sais, rien de folichon, me dira-t-on. Sauf que cette fois-ci, j’y allais pour une raison bien précise : profiter un max de l’opportunité que donne le partenariat vivace entre les plus grands théâtres de la planète et Pathé depuis plusieurs années, de pouvoir assister à des opéras et des ballets en live, sans sortir de mon Agenais profond 😀 ! Et de pouvoir m’empiffrer de chocolat, ce faisant… Bref, la grande classe, surtout quand on sait que cette semaine Pathé choisissait de poser ses valises ou plutôt ses caméras à Moscou pour ça !!!

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Vladislav Lantratov (Petruchio), Ekaterina Krysanova (Catharina) – source Pathé Gaumont.

La retransmission d’une adaptation moderne dansée de La Mégère Apprivoisée de Shakespeare, sous forme de comédie romantique gentiment déglinguée et au rythme enlevé. Le tout chorégraphié et mise en scène par Jean-Christophe Maillot, tout spécialement pour les danseurs de la troupe du Bolchoï. Et ce ballet fut une si belle découverte, que ça méritait bien un ‘petit’ article.

Mais avant de passer aux choses sérieuses…

***

Avertissement :

Une néophyte plus que débutante dans le domaine de la danse, je suis. Donc, dans cet article, peu de vocabulaire technique et probablement quelques énormités à faire pâlir les amateurs de ballet passionnés, vous trouverez.

Ma nature naïve et je dois l’avouer un poil hystéro de fangirl sériephile (les vieilles habitudes sont difficiles à perdre) dès qu’il s’agira de se pâmer d’admiration devant les choses que j’ai adoré, reprendre le dessus vous verrez.

Des imitations douteuses de Yoda, vous lirez.

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Yoda – source : moviepilot.

Mais revenons à nos moutons (et à une syntaxe normale) pour parler un tout petit peu de l’oeuvre.

***

  • L’histoire est relativement simple :

Acte I – Dans la maison du riche Baptista, de nombreux prétendants ou squatteurs réguliers (en fait, tout est une question de point vue), campent littéralement devant chez ce papa de deux jeunes jouvencelles tout juste sorties de l’adolescence (et donc désormais bonnes à marier), pour faire la cour à la belle, sage et docile Bianca dans l’espoir d’obtenir sa main. Mais, oh tristesse, ni Gremio (le farceur grippe-sou, pragmatique et dragueur au dernier degré), ni Hortensio aux manières Ricky Martiniennes un peu trop empressées (on a les références culturelles qu’on peut), ni même Lucentio (jeune étudiant débordant de cute-attitude) ne pourront prétendre convoler en juste noces avec la donzelle, tant que sa grande sœur Catharina, a.k.a. la mégère locale, ne se sera pas faite passer la corde au cou avant.

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Catharina (Ekaterina Krysanova) et Petruchio (Vladislav Lantratov) – Crédit photo dansomanie.

C’est pôpa qui a fixé les règles probablement pour compliquer la vie de tout le monde et pour être sur de ne plus avoir un ‘boulet’ nommé Catharina à la maison. Oh, Baptista comment ne pas t’aimer? Mais, je m’égare… Du coup, les trois larrons décident de se la jouer entremetteuses et de lui trouver un mari pour faire avancer un peu le schmilblick. Ils dégotent la perle rare en la personne de Petruchio, beau gosse (et il le sait) franchement malpoli et brutal (et il l’assume) que Catharina défie d’entrée de jeu et « déteste » déjà ouvertement. Au début… Pendant ce temps là, Bianca, quand à elle, tombe sous le charme de Lucentio.

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Lucentio (Semyon Chudin), Bianca (Olga Smirnova).

Acte II – Une fois mariés, Catharina et Petruchio déménagent alors, le soir-même dans la maison de celui-ci. L’occasion pour eux de continuer à se bagarrer, de s’entendre plus ou moins comme chiens et chats, de s’apprivoiser l’un l’autre, avant de tomber les masques pour mettre à nu leurs émotions, voire même se mettre à nu mutuellement tout court, mais j’y reviendrais…

De retour dans la maison familiale, tout le monde, y compris les anciens squatteurs de la veille, peut se réunir pour fêter le mariage d’une Bianca et d’un Lucentio débordants de joie, tandis que Gremio et Hortensio ont, eux-mêmes de leurs côtés, trouvé chaussure à leurs pieds. Mais, ce n’est que quand Catharina et Petruchio débarquent en couple star en étant relativement polis et superbement sapés, qu’il est temps de conclure l’histoire par un « tout est bien qui finit bien » retentissant.

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Catharina (Ekaterina Krysanova) et Petruchio (Vladislav Lantratov) mettent le feu à la piste de danse! – crédit photo, source : La Croix.

Tout ce beau monde peut alors continuer de danser, de marivauder et de se biturer gaiement sur du Tea for Two à la sauce Chostakovitch.

  • Le ballet et la pièce : même combat? : 

Les aficionados de la pièce vont probablement noter de sacrés différences vis-à-vis du texte original. Il faut dire que la pièce est en 5 actes (le ballet n’en compte que 2). Certains traits de personnalité des personnages ont été légèrement altérés, ainsi que d’autres amplifiés, pour servir la vision du chorégraphe (Maillot aime véritablement les personnages féminins et leurs interprètes, si l’on en croit son interview durant l’entracte et celle-ci), mais aussi pour éviter que le public averti (et moins averti, dont je suis) ne se retrouve complètement aux fraises. Ayant quand même des limites dans ce qu’il peut exprimer sans avoir recours à la parole, le ballet se doit ici de simplifier une intrigue à tiroirs franchement complexe qui ne nous épargne aucune mises en abyme, de théâtre dans le théâtre et de « jeux de rôles » ou des valets prennent la place de leur maître, etc.

Au tout début, donc, point de Christopher Sly alcoolo qui se fait enfler par un Lord sur le retour au sens de l’humour carrément tordu (les vrais savent), mais plutôt une Gouvernante (superbe Anna Tikhomirova) qui débarque sur scène en stilettos avant même l’ouverture de rideau, avec l’assurance d’une Meryl Streep tout droit sortie du Diable s’habille en Prada.

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Gouvernante de choc  (Anna Tikhomirova): « Willkommen, Bienvenue, welcome… » – source image (dansercanalhistorique).

Reconnaissez qu’on y gagne au change ❤ ! Surtout que bien que déjà superbement pomponnée, cette dernière en profite pour retoucher son rouge à lèvres, enfiler ses pointes nonchalamment devant un chef d’orchestre faussement médusé et irrité qu’on le laisse attendre. Après avoir pris son temps, cette dernière tape dans ses mains pour que le rideau s’ouvre (voilà pour la mise en abîme), et, sur scène le jeu de l’amour et du hasard peut enfin commencer.

  • Mais pourquoi est-elle si méchante? :

Enfin, jeu… pas pour tout le monde, parce que dès qu’on entre dans cette maisonnée joyeusement chaotique, la mégère en titre, met un point d’honneur à casser l’ambiance.

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Hortensio (Igor Tsvirko), Gremio (Vyacheslav Lopatin), Lucentio (Semyon Chudin) : Courage fuyons! – Baptista (Artemy Belyakov) : Je ne crois pas, non! – Catharina (Ekaterina Krysanova) : « Oh chouette, des jeunes paons en guise de p’tit déj 😀 ! » – crédit photo : Laurent Philippe.

Farouche, indomptable, rebelle et parfaitement brute de décoffrage, la Catharina d’Ekaterina Krysanova étoile confirmée (et explosive!) du Bolchoï, entre en scène pour en découdre. Elle renvoi rapidement aux calendes les jeunes coqs prétentieux qui pensent que s’incruster chez des gens quotidiennement pour harceler sa sœur en exhibant leurs biftons et autres breloques scintillantes (Gremio) et/ou leurs abdos (Hortensio), c’est romantique. Ce faisant, elle n’y va pas par quatre chemin. Elle mord (littéralement), elle frappe. Elle les ridiculise allègrement, fait grand bruit et n’oublie pas non plus d’égratigner son papa et sa sœur Bianca au passage. Pourquoi?

Parce qu’au fond Catharina ne veut pas se prêter à cette mascarade qui consiste à se voir assigner un rôle défini par des conventions sociales qui ne lui conviennent pas. Jouer un jeu de dupes, comme sa sœur (qu’elle chicane continuellement à cause de ça), pour se trouver un fiancé d’une part et faire plaisir à tout le monde d’autre part, n’est pas sa tasse de thé. Sa liberté de corps et de parole, elle y tient. L’amour au rabais ne l’intéresse surtout pas et elle se fiche éperdument de ce qu’on peut penser d’elle. Pour faire simple, on a là un cactus fier de ses épines.

La Mégère apprivoisée de Jean-Christophe Maillot

Catharina (Ekaterina Krysanova) : « Je suis libre, deal with it! » – Hortensio (Igor Tsvirko) : « J’ai rien dit… » – Crédit photo : Laurent Philippe – source : dansercanalhistorique.

Si l’interprète joue à fond la carte de la madame sans gêne forte tête, franchement agressive par moments, en faisant preuve d’un timing comique imparable, elle n’en oublie pas les subtilités et les nuances du personnage qu’elle incarne. D’ailleurs, dès son arrivée fracassante, et ce, dans tout les sens du terme, le bad-boy Petruchio, (niveau charisme et présence en scène Vladislav Lantratov, étoile lui aussi, n’a franchement rien à envier à sa consœur) agit en partie comme un révélateur.

Dès le premier baiser donné (de force) durant leur premier pas de deux, et ce, malgré ses bousculades répétées, Catharina laisse déjà entrevoir des signes de faiblesses. Et si cet espèce de paon aux allures d’oiseau de proie, parfaitement macho, insupportable (comme elle) et particulièrement casse-pointes (okay, je sors) valait le coup qu’on se laisse approcher? Terrifiée par cette idée cependant, le cactus, toujours retord et fier, mettra du temps à accepter son désir d’être aimée de lui et à le montrer.

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Catharina (Ekaterina Krysanova) : « Quoi?! intéressée moi? Pfff… tes cheveux sont nazes et t’es complètement débraillé…et arrête, je rougis pas du tout! » -Petruchio (Vladislav Lantratov) : « Mmm, dis m’en plus… » crédit photo : Théâtre Bolchoï Moscou.

Quand à Petruchio, il a beau sauter haut, faire des effets de chapeau et de manteaux, échanger des high-five avec ses potes et faire mine de considérer simplement l’apprivoisement de la demoiselle en question comme un défi de plus à relever, il est en fait, fasciné, parce qu’il a enfin trouvé quelqu’un à sa mesure.

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Catharina (Ekaterina Krysanova) et Petruchio (Vladislav) – crédit photo : Alice Blangero – source : dansomanie.

Les moments de vulnérabilité et d’émotion entre les deux personnages ne sont pas rares. L’intensité monte d’ailleurs crescendo au deuxième acte, ou, malgré les premiers affrontements et les dernières séances de « tournage » autour, le besoin de l’autre devient absolument viscéral. Les corps s’entrechoquent sur une musique qui n’a alors, à priori, rien de romantique pour une des scènes les plus hot qu’il m’ait été donné de voir depuis un moment (et ce tout média confondu).

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Petruchio (Vladislav Lantratov) : « Let’s Marvin Gaye … «  Catharina (Ekaterina Krysanova) : « … and get it on! » – crédit photo : Le Figaro.

C’est aussi, en quelque sorte, une parfaite déclaration d’amour, la seule possible pour eux. Et le couple peut maintenant filer main dans la main au mariage des deux autres tourtereaux de l’histoire, sur un pied d’égalité. Oui parce que, malgré le fait, que l’héroïne surprenne son monde en montrant un tout autre visage en société (elle offre un cadeau de mariage à sa sœur et ne mord plus personne, wow!), qui considère cette mégère comme domptée (donc dominée) par un sauveur providentiel (LOL!), il ne faut pas s’y tromper. A la fin du ballet, si Catharina se « soumet » et troque les épines contre le sourire (souvent finement ironique d’ailleurs), c’est bien par choix. Elle n’a, en fait, plus aucune de raisons de se battre maintenant.

  • Le Cactus vs. La Rose des bois : la guerre des épines ? :

Autre fière représentante du règne végétal (non, je n’ai pas fini avec cette métaphore, deal with it!) dans la maisonnée et objet de tout les désirs, la Bianca d’Olga Smirnova, dont c’était la première représentation en tant qu’étoile, est une rose délicate, lumineuse, solaire et débordante d’espièglerie qui a oublié d’être bête et qui choisi, contrairement à sa sœur, de cacher ses épines. Épines, dont elle ne sert pas pour blesser, mais pour affirmer son caractère et prendre ses propres décisions, alors qu’elle est tout aussi prisonnière que Catharina de cette situation au début. Il faut dire que Baptista la tient sous bonne garde, ce qui ne l’empêche pas de retourner la situation à son avantage et de se faire roseau pour l’occasion.

Bianca et Baptista

Baptista (Artemy Belyakov)  : « Oh fait, Bianca que dirais-tu d’ajouter des barreaux à tes fenêtres en attendant que ta sœur se décide à… » Bianca (Olga Smirnova) : « Parle à ma main! » – Crédit photo : Théâtre Bolchoï Moscou.

La demoiselle, considérée comme « docile », sage et raisonnable (comprendre malléable aux yeux des autres protagonistes de l’histoire), est déjà ouverte à l’amour et aspire à ce sentiment sans retenue. Mais tout comme sa sœur néanmoins, elle ne veut pas se contenter du minimum syndical, prouvant par là que les deux jeunes femmes sont moins diamétralement opposées qu’il n’y parait.

Ainsi, Lucentio (adorable Semyon Chudin), jeune étudiant passionné et « victime » du coup de foudre de la mort pour Bianca dès le premier regard, serait bien naïf (spoiler alert, il l’est!) de penser l’avoir choisie. Dès les premiers moments de leur rencontre, c’est bien LA ballerine qui mène la danse et qui le guide. Et le fait qu’il ait réussi à tromper un peu son monde pour pouvoir avoir un entretien seul à seul avec elle et pour lui offrir un cadeau hors du commun (un livre, ça change des breloques), n’y change rien. Leur premier pas de deux est, certes, une ode aux premiers émois amoureux et une découverte naïve (toujours ce mot décidément), pure et très tendre de l’autre, mais c’est bien elle qui lui vole un baiser, qui l’encourage avec une pointe de second degré et qui continue de refuser ses autres prétendants super lourds avec force mais tact, tout du long.

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Bianca (Olga Smirnova) :  « We’re too precious for this world babe… » Lucentio (Semyon Chudin) : <3! – Crédit photo : Jack Devant.

Le second pas de deux (celui du mariage), en plus d’être d’une beauté à couper le souffle (honnêtement, j’en avais presque la larme à l’œil) avec des danseurs complètement en osmose et au sommet de leur art, renforce ce sentiment que dans le nouveau couple débordant d’amour neuf, mais solide (et probablement à l’épreuve du temps?), ce sera bien Bianca qui portera la culotte et non l’inverse. Comme quoi, le rapport dominant-dominé n’est pas forcément là ou l’attend.

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Bianca (Olga Smirnova) : « Chéri, le prend pas mal, mais depuis le temps que tu souffles dessus, ton thé doit bien être à -2° maintenant » Lucentio (Semyon Chudin) : « On est jamais trop prudents. » – crédit photo : dansomanie.

Pointe d’ironie tout de même à la fin, c’est bien Catharina, qui attirera tout les regards, y compris celui de Lucentio, parce qu’une femme de caractère sur laquelle les hommes pensent avoir un minimum de contrôle est quand même ce qu’ils préfèrent à la base. *soupir dramatique* Mais enfin, qu’importe au final, parce que la beauté du Cactus est enfin appréciée à sa juste valeur.

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Catharina (Ekaterina  Krysanova) : « I’m too hot! *Hot damn* For the police and the firemen… » Petruchio (Vladislav Lantratov) : « Yep! That’s my girl! » – Tous : ❤ ! – crédit photo : Laurent Philippe.

  • Tea for two ou l’amour dans tout ses états : 

A l’arrivée, on l’aura compris, La Mégère Apprivoisée est une comédie romantique qui explore de manière tantôt cocasse tantôt grave (voire souvent les deux à la fois) plusieurs facettes de l’amour, ses dynamiques complexes et les rapports hommes-femmes quand ils décident de s’embarquer dans ce genre d’aventure ensemble. Car ce n’est pas tout de tomber amoureux (et rien que ça, c’est déjà compliqué en soit!), mais encore faut-il savoir le faire durer et le cultiver sans se perdre soi-même.

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La gouvernante (Anna Tikhomirova) et Gremio (Vyacheslav Lopatin) – crédit photo : Alice Banglero.

En dehors des deux couples stars, on pourra noter aussi la facette frivole avec Gremio (Vyacheslav Lopatin) et la gouvernante (Anna Tikhomirova), qui partagent manifestement le goût du bling-bling, l’envie de s’amuser et de draguer sans trop de conséquences, ainsi que la facette « je me rabats sur toi par dépit et parce qu’apparemment tu me kiffes depuis longtemps, donc pourquoi pas tenter le coup? » avec Hortensio (Igor Tsvirko) et la Veuve qui le poursuit de ses assiduités. J’en profite pour donner des mentions spéciales à tout ces danseurs (y compris au Grumio de Georgy Gusev dont le personnage subit pas mal de sévices lol!) dont le sens du jeu a été un régal de bout en bout.

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Grumio (Georgy Gusev) : « Y a pas à dire, il me faut vraiment ma prime de risque. » – crédit photo : Laurent Philippe – source : dansercanalhistorique.

Pour conclure, soyons clairs, ce ballet m’a fait l’effet d’un vrai feel good movie. De ceux qui vous égayent pour la journée et qui restent avec vous comme un parfum pendant pas mal de temps. Parce que La Mégère Apprivoisée, c’est une comédie romantique très humaine qui ne manque pas de profondeur. Elle est en plus portée par de formidables interprètes, (Ekaterina Krysanova et Vladislav Lantratov ont reçu les Masques d’or de la meilleure danseuse et du meilleur danseur en 2015), la musique magnifique de Chostakovitch et une superbe chorégraphie. Donc, en vrai que demander de plus? Rien? Rien. Sauf, peut-être une sortie DVD chez Bel Air Classics, ce qui ne serait pas du luxe. M’enfin, je reconnais que je pinaille un peu, parce que là, je suis déjà en manque.

***

Distribution : 

Catharina : Ekaterina Krysanova

Petruchio : Vladislav Lantratov

Bianca : Olga Smirnova

Lucentio : Semyon Chudin.

La Gouvernante : Anna Tikhomirova

Hortensio : Igor Tsvirko

Gremio : Vyacheslav Lopatin

Grumio : Georgy Gusev

Baptista : Artemy Belyakov

Et le corps de ballet du Bolchoï.

*

Musique : Dmitri Chostakovitch.

Chorégraphie : Jean-Christophe Maillot

Argument d’après William Shakespeare : Jean Rouaud

Décors : Ernest Pignon-Ernest

Costumes : Augustin Maillot

Lumières : Dominique Drillot

Direction Musicale : Igor Dronov

L’orchestre du théâtre du Bolchoï.

Production et distribution mondiale Pathé Live en association avec Bel Air Média

Réalisation : Vincent Bataillon.

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  • Ballets aux cinéma : le grand écran c’est le nouveau sexy : 

Outre le fait évident de pouvoir découvrir des productions de haut niveau données dans des pays lointains à des prix « abordables », le plus incontestable de ce genre de captation, c’est très souvent de pouvoir découvrir les coulisses de ce type d’institutions avant le début du spectacle et durant l’entracte. En guise de bonus, on a également beaucoup d’infos sur l’oeuvre, des interviews souvent rigolotes des chorégraphes quand on parle de créations comme ici, des interprètes ou d’autres personnes impliquées de près ou de loin dans la création des œuvres présentées, etc.

Katya Novikova le corsaire 2012

Katya Novikova pendant Le Corsaire en 2012.

Dans ce cas précis, je crois qu’on peut rendre hommage à Katya Novikova qui est probablement au monde du ballet et au Bolchoï ce que Nelson Montfort est au sport et à France 3 et qui conduit des interviews en pas moins de 3 langues (Français, Anglais, Russe). Là, on a, par exemple appris qu’entre Jean-Christophe Maillot et Sergei Filin (directeur de la danse au Bolchoï) c’était une grande histoire d’amour 😀 ! Blague à part, ces entretiens sont toujours passionnants.

Sinon, dans un autre registre, j’aimerais juste pousser un mini coup de gueule perso. CGR Cap Cinéma d’Agen, get real! Ouvre ta programmation de ballets à d’autres théâtres que celui du Bolchoï. Parce que si excellente cette troupe soit-elle, d’autres compagnies de danse tout aussi formidables ont de très belles choses à nous montrer.

  • Les prochains rendez-vous : 

La prochaine retransmission d’un ballet en direct de Moscou aura lieu le 13 mars prochain à 16h. Cette fois-ci, ce sera au tour de Spartacus, ballet fleurant bon le péplum, la révolte et une danse débridée et intense, d’illuminer les écrans.

Serez-vous là? Pour ma part, je sais que oui 😀 !!

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  1. Coucou Fifi ^_^
    Eh bien… Je trouve ça très bien et franchement j’ai tout compris à l’histoire, c’est déjà pas mal. Tes explications ont été clair et pleine d’humour. En revanche, je n’ai pas vraiment envie de voir le ballet en soit (ce n’est pas ma tasse de thé) mais par contre lire la pièce de William Shakespeare me plairait beaucoup.
    Sur ces quelques mots, bravo pour ce texte et j’espère que tu mettras souvent à jour ton blog 😉

    Aimé par 1 personne

    • Coucou Lili 😉 !
      Merci beaucoup, beaucoup pour ton commentaire, ta fidélité et tes encouragements, ça fait très plaisir 😀 ! Je compte bien alimenter ce blog un peu plus en écrivant sur des sujets que je maîtrise bien mieux que celui-là. Je suis contente que l’article t’ai plu et te donne envie de lire la pièce qui est franchement top aussi dans son genre mais sensiblement différente tout de même :D. J’espère pouvoir en reparler avec toi d’ailleurs, ici ou ailleurs. J’espère aussi te voir bientôt rejoindre la blogosphère 😉 ! Merci encore pour tes impressions et gros bisous ❤ !

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  3. Pingback: L’Age d’Or [Ballet au Cinéma]: Welcome to Cabaret… | Le blog d'une fangirl en déroute

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